Ce qui est réellement vendu
Pour produire ouvrage, le Artisan prépare les informations, utilise outillage métier et organise les validations avec particulier. Le devis précise aussi la remise de devis quantifié et la conduite à tenir lorsque reprise apparaît.
Clients et contextes
- particulier
- commerce
- donneur d’ordre
Livrables vérifiables
- ouvrage
- devis quantifié
- réception
Compétences qui changent le niveau d’autonomie
- savoir-faire métier
- prise de cotes
- qualité
- gestion de chantier
Outils courants : outillage métier, véhicule, devis, EPI. Pour ce métier, le devis doit préciser qui finance et administre ces outils lorsqu’ils conditionnent le livrable.
Repères de TJM et hypothèses par niveau
Ces montants sont des estimations éditoriales. Les bornes basse et haute correspondent à une sensibilité de ±15 % appliquée au repère central, et non à des quantiles statistiques observés.
| Niveau | Basse | Indicative | Haute | Hypothèse de mission | Ce qui fait varier le montant |
|---|---|---|---|---|---|
| Junior | 170 € | 200 € | 230 € | Périmètre borné, validation fréquente et première pratique de savoir-faire métier. | reprise ; ouvrage |
| Confirmé | 310 € | 360 € | 410 € | Autonomie sur ouvrage et relation directe avec particulier. | prise de cotes ; délai fournisseur |
| Senior | 510 € | 600 € | 690 € | Arbitrage, prévention de reprise et responsabilité sur devis quantifié. | qualité ; support imprévu |
Le tarif monte notamment quand…
- maîtrise démontrée de savoir-faire métier sur un livrable comparable
- responsabilité directe face à reprise
- capacité à livrer devis quantifié sans supervision quotidienne
- urgence, disponibilité contrainte ou coordination de plusieurs décideurs
Une baisse peut se discuter quand…
- volume contractuel réellement garanti
- périmètre documenté et faible exposition au risque
- frais tiers refacturés séparément
Missions types : contexte, livrable et vigilance
Ces cas servent à construire un devis ; ils ne décrivent ni un échantillon de missions observées ni une promesse de durée.
| Mission | Contexte et livrable | Durée | Facturation et bande simulée | Vigilance |
|---|---|---|---|---|
| fabrication sur mesure Confirmé | particulier avec un besoin borné de produire, réparer ou installer un ouvrage en séparant main-d’œuvre, fournitures, déplacement et responsabilité. Livrable : ouvrage | la prestation ponctuelle au contrat récurrent | Régie ou unité 310 à 410 € / jour | reprise |
| intervention de réparation Senior si arbitrages | commerce recherchant davantage d’autonomie et de coordination. Livrable : devis quantifié | de la prestation ponctuelle au contrat récurrent | Temps passé avec jalons 510 à 690 € / jour | délai fournisseur |
Cas pratique — simulation
Tester la cohérence économique du tarif
Les valeurs ci-dessous sont des hypothèses modifiables, pas des statistiques sur les Artisan.
Hypothèses visibles
- Jours facturés par an
- 160
- Jours non facturés
- 60
- Objectif disponible avant IR
- 44 000 €
- Frais annuels simulés
- 9 500 €
- Statut de calcul
- Micro-BNC (à adapter)
Lecture du scénario
À l’ancre confirmée de 360 €, le chiffre d’affaires simulé atteint 57 600 €. Les cotisations pédagogiques représentent 14 746 € et les frais saisis 9 500 €.
Disponible avant impôt sur le revenu : 33 354 €. Formule du plancher : (objectif + frais) ÷ (1 − taux de charges) ÷ jours facturés.
Congés, prospection, administration, formation et imprévus sont inclus dans les 60 jours non facturés. La CFE et les particularités individuelles restent à ajouter.
Frais professionnels et risques à provisionner
Dépenses propres à l’activité
- outillage
- véhicule
- assurance
- matières
Le scénario retient 9 500 € de frais annuels à remplacer par des devis et factures réels de outillage et véhicule. Les achats refacturés restent séparés.
Risques à traiter dans le devis
- reprise
- délai fournisseur
- support imprévu
La saisonnalité doit être observée dans l’historique réel de devis et de factures. Sans données, il est prudent de réduire les jours vendables plutôt que d’inventer un taux de remplissage.
Avant le devis : 5 questions qui évitent un faux forfait
- Quel résultat concret doit produire ouvrage et qui l’accepte ?
- Quelles informations, accès ou matières seront disponibles avant le démarrage ?
- Comment seront traités reprise et les changements de périmètre ?
- Combien de validations, variantes ou reprises sont incluses ?
- Les frais liés à véhicule sont-ils inclus, plafonnés ou refacturés ?
Erreurs de tarification fréquentes
- chiffrer fabrication sur mesure sans réserver le temps de préparation et de validation
- absorber le coût de outillage dans la marge sans l’annualiser
- accepter délai fournisseur sans exclusion, plafond de retours ou procédure d’escalade
- comparer son prix à un salaire sans retirer prospection, administration, formation et congés
Contrôler reprise avant l’engagement
Le devis doit indiquer comment reprise sera détecté, documenté et arbitré. Cette précaution protège la production de ouvrage et évite que le prestataire supporte seul une inconnue fournie par le client.
- preuve attendue pour ouvrage
- responsable de la décision en cas de reprise
- limite des reprises liées à délai fournisseur
outillage métier : coût, accès et continuité
L’usage de outillage métier peut demander une licence, un accès client ou une préparation. La proposition précise qui fournit l’outil, qui conserve les données et ce qui se passe si l’accès manque pendant la mission.
- coût de outillage annualisé
- accès à véhicule avant démarrage
- format de remise de devis quantifié
Régie, forfait ou mission longue : choisir le bon risque
Temps passé / régie
convient lorsque le besoin ou le volume évolue. Pour fabrication sur mesure, le relevé du temps doit isoler préparation, production et traitement de reprise.
Forfait
exige un résultat, des exclusions et un processus de validation écrits. Le forfait borne ouvrage, les informations d’entrée et les reprises liées à délai fournisseur.
Mission longue
réduit la prospection mais ne justifie une remise que si le volume est engagé. Une mission récurrente doit encore financer outillage et préserver une revue du tarif.
Durée à tester dans le devis : de la prestation ponctuelle au contrat récurrent. Il s’agit d’un ordre de grandeur de scénario et non d’une durée moyenne observée.
Négocier et savoir quand augmenter son TJM
- Relier le tarif à la réduction de reprise plutôt qu’au seul nombre d’années d’expérience.
- Présenter une option de base centrée sur ouvrage et une option étendue incluant devis quantifié.
- Séparer honoraires, frais liés à outillage et achats ou droits tiers.
Une hausse devient crédible lorsque les demandes mobilisent savoir-faire métier, que le périmètre expose à reprise ou que le client attend devis quantifié avec davantage d’autonomie.
Différences géographiques
Les déplacements, le niveau de concurrence, la réglementation et le coût d’exploitation local doivent être documentés activité par activité.
Les pages prestataire de services, macon, menuisier, autre activite permettent de comparer des contraintes voisines sans les présenter comme un même marché.
Méthode, sources et limites
Les trois montants sont les repères éditoriaux déjà publiés par TJMCalc. Ils ne proviennent pas d’un échantillon de factures de Artisan. Les actes réglementés, conventions collectives, droits, matières, budgets média ou prix imposés ne sont pas convertis artificiellement en TJM.
- TJMCalc — IGdev — Repères éditoriaux TJMCalcrepères junior, confirmé et senior déjà publiés, simulations dérivées des hypothèses visibles
- Urssaf — Vous souhaitez devenir auto-entrepreneur — barèmes 2026taux micro-social 2026, taux ACRE applicables depuis le 1er juillet 2026, validation des trimestres
- Bpifrance Création — Fixer le prix de vente d’un bien ou d’un servicearticulation demande, concurrence et coût de revient
- Insee — Les revenus d’activité des non-salariés en 2024contexte sectoriel des non-salariés, dispersion des revenus, prudence sur les comparaisons
Responsabilité éditoriale
Contenu maintenu par TJMCalc — IGdev. Dernière revue : .
Validation humaine requise : les repères de marché doivent être confrontés à des devis et données sectorielles réelles.
Signaler une erreur ou proposer une sourceFAQ métier
4 questions propres au tarif d’un Artisan
Que doit couvrir le TJM d’un Artisan ?
Il doit couvrir la production de ouvrage, mais aussi la préparation, les validations, les outils comme outillage métier, la prospection, l’administration, la formation et les périodes sans mission.
Le forfait est-il adapté à fabrication sur mesure ?
Oui si le résultat, les informations d’entrée, les retours et le traitement de reprise sont écrits. Sinon, la régie ou une phase de cadrage facturée protège mieux les deux parties.
Quel signal justifie une hausse de tarif pour ce métier ?
Une demande supérieure à la capacité, une maîtrise reconnue de savoir-faire métier, une responsabilité accrue sur devis quantifié ou la prévention démontrée de délai fournisseur sont des signaux plus solides qu’une hausse automatique.
Les repères de 200 €, 360 € et 600 € sont-ils des moyennes de Artisan ?
Non. Ce sont des ancres éditoriales conservées pour construire des simulations. Elles doivent être confrontées aux devis réellement gagnés, aux coûts et au marché accessible.
Simulation personnalisée
Remplacer les hypothèses par vos chiffres
Avant d’accepter un prix, remplacez le repère par vos jours vendables et le coût de outillage, puis vérifiez que le devis borne reprise et la remise de devis quantifié. Les résultats restent informatifs et ne constituent pas une simulation comptable exacte.